Coupe du Monde 2026 : Un festival offensif à Dallas pour lancer le Mondial des anglais !
- deomichaud
- 17 juin
- 3 min de lecture

L'entrée en lice de l'Angleterre et de la Croatie dans le Groupe L de la Coupe du Monde 2026 a tenu toutes ses promesses au Dallas Stadium. Au terme d'un scénario spectaculaire et riche en rebondissements, les Three Lions se sont imposés face à de valeureux Croates. Ce choc continental, qui rappelait la demi-finale de 2018, a offert au public texan un spectacle total, marqué par des exploits individuels et des ajustements tactiques décisifs de Thomas Tuchel à la mi-temps.
Une première période folle et indécise
Le match a débuté sur un rythme effréné. Dès la 8e minute, le jeune ailier anglais Noni Madueke pousse Luka Modrić à la faute dans la surface de réparation. S'en suit un premier tournant dramatique : le penalty de Harry Kane est d'abord repoussé par Dominik Livaković. Cependant, l'arbitre ordonne de faire retravailler la sentence pour un double motif : le gardien croate a quitté sa ligne trop tôt et Joško Gvardiol a anticipé sa course dans la surface. À sa seconde tentative (12e), Harry Kane ne tremble pas et prend Livaković à contre-pied pour ouvrir le score.
Loin d'être abattue, la formation de Zlatko Dalić reprend le contrôle du milieu de terrain. À la 36e minute, après une récupération haute sur Jude Bellingham, Petar Sučić décale Martin Baturina. Le jeune talent croate déclenche une frappe enroulée splendide qui nettoie la lucarne de Jordan Pickford.
La fin du premier acte bascule dans la folie. À la 42e minute, sur un corner parfaitement brossé par Declan Rice, Kane s'élève plus haut que tout le monde et inscrit un doublé de la tête, égalant au passage le record de Gary Lineker avec 10 buts en Coupe du Monde. Mais alors que l'on joue les arrêts de jeu (45+5e), la défense anglaise montre de graves signes de passivité. Petar Musa en profite pour catapulter le ballon au fond des filets et ramener les deux équipes à égalité au moment de regagner les vestiaires.
Le coup de coaching de Thomas Tuchel
La seconde période offre un tout autre visage. Exaspéré par le manque d'engagement défensif de ses joueurs durant les 45 premières minutes, Thomas Tuchel insuffle un vent de révolte. Le message est immédiatement reçu : dès la 47e minute, l'Angleterre presse haut, récupère le ballon et lance Jude Bellingham dans l'intervalle. Le milieu du Real Madrid ajuste Livaković d'une frappe croisée chirurgicale pour faire passer le score à 3-2.
Dès lors, les Anglais imposent un rythme physique que le milieu vieillissant de la Croatie ne peut plus suivre. Dalić tente bien de réagir en remplaçant Luka Modrić par Mateo Kovačić, mais la domination physique des Britanniques est totale. Livaković doit multiplier les parades de grande classe pour maintenir son pays en vie face aux assauts répétés de Bellingham et de Kane.
À vingt minutes du terme, Tuchel effectue un triple changement capital en injectant du sang neuf avec les entrées de Bukayo Saka et de Marcus Rashford. Ce choix s'avère payant à la 85e minute : idéalement servi par Saka, Rashford scelle définitivement la victoire anglaise d'un plat du pied plein de sang-froid. Dans les derniers instants de la rencontre, le capitaine Harry Kane se mue même en défenseur pour bloquer sur sa ligne une ultime tentative de Gvardiol.
Grâce à ce succès probant (4-2), le premier match de l'Angleterre se soldant par au moins 6 buts inscrits dans un Mondial depuis la finale de 1966, les Three Lions s'emparent de la tête du Groupe L et envoient un signal fort à la concurrence.
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